Le Bordeaux, au Grand Hôtel Bordeaux & Spa

Préambule : Grâce à mon téléphone bien fatigué ce soir là, je n'ai pas pu photographier les plats que j'ai dégustés (ou alors c'est moche et sombre). Ne subsiste qu'un aperçu de la vue, et une photo prise dès mon arrivée, dont je trouve qu'elle constitue un super aperçu de la soirée : elle en dévoile à peine toute la saveur, vous invitant à aller découvrir le reste par vous-mêmes... :)



Mardi 18 Décembre, voici une date que je n'ai pas envie d'oublier de si tôt. Quelques jours auparavant, je recevais dans ma boîte email un petit message qui allait me faire sauter de joie pendant les quinze heures suivantes : Camille Perriez du Grand Hôtel de Bordeaux & Spa me proposait de me joindre à un dîner de blogueuses à la brasserie le Bordeaux.

Je vis près de Bordeaux depuis peu, mais évidemment, j'avais déjà eu l'occasion maintes fois de venir m'extasier devant ce magnifique bâtiment qui défie les ans avec son allure superbe. Deux cent trente ans qu'il trône sur la place de la Comédie, dans un tête-à-tête éternel avec le Grand Théâtre, deux cent trente ans qu'il est le fleuron du luxe à la Bordelaise. Alors, forcément, forcément j'étais un peu intimidée lorsque je suis allée murmurer un "Excusez-moi ?" au grand monsieur près de la porte d'entrée. Je crois que c'est ce beau chapeau sur sa tête qui me faisait un peu peur. Ou son costume. Ou sa prestance. Enfin, un petit mélange de tout ça, qui m'a donné la sensation que je n'entrais pas dans un lieu ordinaire. J'ai fini par me frayer un chemin jusqu'à mes hôtes, marchant comme sur des oeufs dans cette ambiance feutrée. J'ai croisé des dizaines de regards, d'hommes et des femmes affairés à faire tourner cette gigantesque machine drôlement bien rodée. Et presque immédiatement, j'ai senti flotter autour de moi un parfum bien particulier, celui que l'on ressent lorsque l'on fait un bond dans le temps. (Si si, je voyage dans le temps, donc je sais ce que ça fait !). 

Plus sérieusement, je me suis assise dans l'un des épais fauteuils qui entourait une table immense, au premier étage du Bordeaux. Doux et feutré, voilà deux mots qui pourraient décrire l'environnement dans lequel je me trouvais. J'avais la sensation d'être assise dans l'un des salons du Titanic, ne manquait plus que la fumée épaisse des cigares de ces messieurs, et l'odeur enivrante d'un bon Bourbon. Dans ces espaces cloisonnés par de grands paravents, se jouaient sûrement des pans de l'Histoire, ponctués de complots et de batailles à gagner.

En tous cas, à notre table, les discussions étaient autrement plus légères puisque c'était l'occasion pour nous de rencontrer des blogueuses Bordelaises. Parmi celles qui m'entouraient, j'ai reconnu ou découvert AudreyCuisine, Kaellie's world, PavésBordelais bien sûr, le blog de Mélina, Chez Bergeou... Et, j'en suis sincèrement navrée, d'autres blogueuses dont je ne connais pas le nom. ( Mais elles sont priées de se dévoiler en commentaires si elles passent par là !) 

La voilà, ma jolie photo qui promet l'extase des papilles !

Parlons un peu de ce qui fait la force de la Brasserie : sa nourriture. L'idée excellente qu'ont eue ses responsables, c'est d'initier une carte spéciale nommée "Les Festins du Bordeaux", dans laquelle l'individualisme est proscrit. Ici, au contraire, on se partage une superbe pièce, et le choix est grand : bar en croûte de sel, cochon de lait, agneau de lait des Pyrénées, homard en Bellevue.... Enfin bref, pour tous les goûts, cuisiné par le virtuose Olivier Garnier. J'ai eu la chance de goûter le premier de la liste, mais auparavant, il y a eu les huîtres.

Ah ! Les huîtres ! J'ai eu un peu honte d'être la seule à ne pas goûter cette assiette où se côtoyaient six coquilles d'horizons différents, de la Perle de l'Impératrice n°2 à l'Ostra régal d'Irlande en passant par la Bretagne... Vous me pardonnerez de n'avoir point retenu tous les noms, mais de ce qu'ont pu m'en dire mes voisines, c'était très bon. Est ensuite arrivé un délicieux Château Carbonnieux 2008 Grand Cru Classé, un Pessac-Léognan vraiment, vraiment bon (et pourtant, je ne suis pas une grande adepte de vins blancs - mais ça, c'était avant !)

Puis sont apparus les bars. Une fois retirée leur carapace feuilletée, des virtuoses armés jusqu'aux dents (si, si) les ont découpés sous nos yeux ébahis. Et quelques instants plus tard, apparaissait dans mon assiette un superbe filet dont je ne suis pas prête d'oublier la saveur. 

La simplicité est le maître mot de ce plat : des légumes fondants aux saveurs généreuses sont venus s'installer près de mon bar, et un filet d'une délicieuse huile d'olive est venu compléter un tableau qui n'avait pas besoin d'en faire plus. Lorsque le goût est là et que le chef connaît son sujet, pas besoin de fioritures, c'est moi qui vous l'dis ! 

La soirée s'est poursuivie en beauté avec une longue omelette Norvégienne flambée au Grand Marnier devant nous. Son biscuit croquant, la vanille fondante, la meringue toute onctueuse... Encore un régal ! Maman, Papa, Homme, j'ai fini mon assiette. Et celle d'avant aussi. Je l'ai même léchée ! (Non je plaisante).

Un thé pour les unes, un café pour les autres, et déjà l'heure de retourner en 2012 avait sonné. Nous avons alors quitté la chaleur de cette brasserie généreuse, avec un objectif : revenir ! L'idée de venir partager un banquet entre amis ou en famille n'est pas prête de me quitter... En plus, le tout est accessible : comptez entre 40 et 60 euros par personne. Enfin, plus, si vous décidez d'opter pour un des Grands Flacons que compte la cave du Grand Hôtel... Allez, on ne vit qu'une fois ! 



Un grand merci à Mesdames Casimir et Perriez pour leur accueil adorable, ainsi qu'à toute l'équipe de la brasserie Le Bordeaux et aux Blogueuses, qui m'auront fait passer une très belle soirée !

This entry was posted on samedi 22 décembre 2012. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response.

One Response to “Le Bordeaux, au Grand Hôtel Bordeaux & Spa ”

  1. C'était une belle soirée :)
    Ravie d'avoir fait ta connaissance, à bientôt !!

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